|
Mise à jour
10 juin 2007
|
Vous pouvez le télécharger
au format Acrobat (PDF)
Le bout du tunnel : 18ème épisode
La Commission Particulière du Débat
Public a débattu. Toutes les opinions se sont exprimées,
avec des critiques et même des farouche oppositions mais à
l’arrivée un consensus semble s’être dégagé
en faveur de notre projet. Il ne reste plus maintenant, si l’on
ose dire, tant il s’agit de la substance même du passage à
la réalité et du siège des plus virulents conflits,
qu’à boucler un programme définitif et de financement.
Ce sera cher. Très cher. Mais nous ne devons pas oublier qu’il
existe de multiples moyens de ne pas en reporter tout le poids sur les
collectivités départementales, régionales et nationales.
Et, pour ce qui concernera l’inévitable participation financière
de ces dernières qui peut oser dire que, face à un des plus
grands scandales écologiques et urbanistiques de notre temps, il
s’agirait là d’un mauvais usage des deniers publics.
Il faut une certaine dose de sectarisme pour dénoncer un délire
pharaonique là où il s’agit simplement de respecter
un droit légitime à la qualité de la vie de tous.
Notre projet concerne une grande partie de l’Ouest parisien et s’inscrit
dans la logique de tout ce qui a été réalisé
ailleurs dans des situations similaires. Avant, il y avait nous et le
silence. Aujourd’hui s’est élevé un concert
et parfois une cacophonie d’opinions. C’est ainsi que vont
la dialectique et le progrès. Après le débat, voici
venir le temps du dernier combat pour mener notre projet à son
terme.
Dominique Eudes
Le mot du Président
ET MAINTENANT.
TLe voici terminé ce Débat dont nous
avons tant parlé. M. Peylet, Président de la Commission
Particulière doit écrire son rapport, le Ministre des Transports
doit trancher à fin octobre. Le projet sera-t-il poursuivi, comme
nous l’espérons tous, la DDE va-t-elle l’amender, va-t-il
être dans la pire hypothèse, renvoyé aux oubliettes,
devront nous encore bloquer l’Avenue ? Nous ne pouvons envisager
de nous être battus pour rien. Même les opinons « environnementales
» ont reconnu le bien fondé de nos revendications tout en
contestant parfois le gabarit des souterrains, dans l’illusion d’encourager
les automobilistes à laisser leur voiture au garage, et en s’inquiètant
du coût du projet.
Pendant ce Débat, des masques sont tombés, on a vu les responsables
d’une association bien connue s’acharner contre le projet
de couverture sans craindre de se contredire. Comment peut-on être
contre les tunnels routiers sous prétexte de dangerosité
et prêcher pour l’achèvement rapide du bouclage de
l’A86 à l’Ouest, qui se fera en tunnel foré,
particulièrement en ce qui concerne la branche prévue pour
les poids lourds vers l’échangeur de Rocquencourt, qui aura
le profil du Tunnel du Mont Blanc? Comment prétendre qu’un
aménagement en « boulevard urbain » (censé écouler
le trafic actuel !) serait suffisant pour que l’Axe historique ne
soit plus dégradé ? Pour d’autres, comment croire
qu ‘en élevant un « écran végétal
» (sic) entre les terre-plein et les contre-allées, le silence
règnera aux alentours ?
Oui, la DDE a étudié les autres alternatives à l’enfouissement
et a prouvé qu ‘elles n’étaient pas valables.
Lors de notre présentation du 11 mai, nous avons voulu montrer
notre foi dans le projet, en combattant les présentations «
catastrophistes » qui cherchent à affoler l’auditoire,
en réfutant les arguments timorées visant pratiquement à
laisser les choses en l’état. Comme d’autres, nous
pouvons rêver à un monde sans voiture, ce qui résoudrait
le problème, mais nous n’en sommes pas là. En revanche,
nous comprenons ceux qui se préoccupent du développement
simultané des transports en commun et qui ont lors du Débat
apporté des idées intéressantes, comme par exemple
le développement de parkings de dissuasion très utiles pendant
les travaux et bien sûr après leur achèvement.
Comme nous l’avons martelé, NOUS SOMMES EN FAVEUR DU PROJET
PRÉSENTÉ, NOUS L’ENVISAGEONS D’UN POINT DE VUE
VOLONTARISTE, NOUS CONTINUERONS À NOUS BATTRE POUR QU’IL
ABOUTISSE !
Roger Francey, Président de MSM
Encore des interrogations, mais le tortumètre
avance.
Dans le cadre du projet présenté qui répond pour
l’essentiel à nos exigences, des interrogations demeurent
sur le nombre d’entrées / sorties, voire de leur opportunité.
Nous contestons par ailleurs le choix d’une seule « usine
d’extraction » des gaz sans que le traitement de ceux-ci soit
envisagé. Pourtant à Tokyo, un tel projet est en cours d’exécution.
De plus, les études manquent pour mesurer les effets sur le voisinage
immédiat de la cheminée.
D’autre part nous demandons que la protection des riverains au droit
des trémies de la Porte Maillot soit étudiée, même
si le trafic qui y sera attendu ne représentera que moins de 40%
du trafic actuel. Cette remarque vaut bien sûr aussi pour les riverains
des hypothétiques trémies des entrées / sorties intermédiaires.
Faisons les comptes
Dans ce numéro de Neuilly Promenade, nous entamons une série
d'articles sur le financement du projet. Dans chaque parution sera abordé
un point spécifique, par exemple l’établissement d’un
péage, le partenariat public privé, la comparaison avec
d'autres projets en Ile-de-France. Avant de traiter ces sujets complexes,
revenons sur une question toute simple : combien la réalisation
du projet soumis au débat public coûte-elle ? Différentes
estimations circulent, et certains médias ont trouvé plus
commode et plus spectaculaire d’arrondir le chiffre avancé
à un milliard d'euros.
Or le calcul détaillé de la DDE 92 réalisé
en 2002 aboutit a un total de 750 millions d'euros TTC. Les experts s'accordent
pour dire qu'à ce stade de l'étude, la marge d'erreur est
de plus ou moins 10%. La fourchette du coût valeur 2002 s’établit
donc entre 675 Me et 825 Me TTC ce qui représente en euros de 2006,
de 716 M euros à 875 Me TTC.
L'avenue Charles-de-Gaulle ayant le statut de route nationale (RN13),
l'Etat est le gestionnaire de cet axe routier. Il devrait donc être
le principal contributeur financier. Or le règlement de la TVA
par l'Etat revient à faire passer de l'argent de sa poche gauche
à sa poche droite puisque c’est ce même Etat qui la
perçoit. Il nous semble donc logique de calculer un coût
hors taxe c’est-dire diminué de la TVA qui s’élève
à 19.6%. La fourchette du coût du projet en euros de 2006
se situe donc en réalité entre 599 Me et 732 Me. Si vous
ne vouliez retenir qu'un seul chiffre, l'estimation moyenne s’élève
à 665 Me d’aujourd’hui. Rappelons pour traiter le sujet
jusqu’au bout que ce chiffre n'inclut pas l'aménagement de
surface dont la charge reviendra aux collectivités locales et donc,
au premier rang, à la Ville de Neuilly.
Eric Schindler Fondateur de MSM
Faut-il des rampes d’accès intermédiaires ?
C’est la question lancinante qui est revenue tout au long du débat
public. Dans son manifeste d’origine, MSM s’était prononcé
pour un tunnel de transit pur ne desservant pas Neuilly. Par la suite,
certains d’entre-nous ont regretté la disparition de l’accès
actuel au périphérique par le centre de l’avenue.
La Ville de Neuilly, en particulier, a insisté pour que “
le tunnel serve aussi aux Neuilléens”.
Durant le débat, beaucoup d’opposants aux accès intermédiaires
se sont exprimés, parfois avec véhémence. Ils mettaient
surtout en avant les désagréments causés par la présence
de trois trémies dans la zone Gravier-Huissiers-Eglise qui dénatureraient
la nouvelle avenue en recréant à cet endroit une source
de bruit, de pollution et de dangers, c’est-à-dire précisément
ce que le tunnel doit supprimer !
Un examen plus serein de l’utilité des accès projetés
montre que le soulagement de la nouvelle voirie locale serait très
modeste, en particulier, pour ce qui concerne les accès tournés
vers Paris. Ceci pour deux raisons :
- les rampes d’accès envisagées sont très excentrées
et ne desservent donc que les quartiers Madrid-Château, c’est-à-dire
Neuilly Ouest,
- les flux les plus importants sortant de Neuilly et y entrant ne sont
pas dirigés vers Paris, mais dans la direction de la Défense.
Or précisément ces échanges tournés vers La
Défense ne sont que partiellement assurés par le schéma
d’accès proposé. Une entrée côté
pair est bien prévue à la hauteur Huissiers, mais pas de
sortie côté impair où, par manque d’espace,
la seule rampe envisagée est une entrée tournée vers
Paris !
Que se passerait-il si nous renoncions à tout accès local
?
Le trafic local entre Maillot et Huissiers serait bien entendu un peu
supérieur à celui que connaissent aujourd’hui les
contre-allées. Mais est-ce que la “voirie locale” future
se réduira forcément aux contre-allées actuelles
aussi encombrées par le stationnement sauvage que par la circulation
? La surface libérée par l’enfouissement offrira bien
sûr l’opportunité de créer un grand espace culturel
et de loisir. Mais une voie urbaine doit d’abord servir à
l’échange. Il faut donc que les Neuilléens puissent
s’y déplacer à pied, en vélo, mais aussi en
voiture. Et qu’ils puissent à nouveau traverser en de multiples
points, reléguant aux oubliettes le cauchemar de la ville coupée
en deux !
La situation serait plus difficile en surface le long du souterrain actuel
parce que le terre-plein central, tel qu’il existe, ne permet pas
de circulation importante sur les voies latérales. Les Neuilléens
“de l’Est” qui empruntent actuellement le tunnel pour
aller vers le pont ou en venir, viendraient, en l’absence d’accès,
gonfler d’une manière significative le trafic le long du
terre-plein. Il y aurait donc lieu de réaménager ces voies
latérales, probablement en réduisant les surfaces de parking.
En conclusion, quelle solution devons-nous défendre ?
Si nous voulons avant tout préserver notre avenue d’un trafic
de transit qui serait tenté à certains moments de quitter
le tunnel, alors il ne faut créer aucun accès dans Neuilly.
Si nous voulons éviter une nouvelle charge du carrefour Madrid
et des voies qui longent le tunnel actuel, alors nous devons préconiser
une entrée côté nord en direction du pont et une sortie
côté sud en provenance du pont. Et rien d’autre !
Pierre Strack
Neuilly en rêve, Tokyo l’a fait
Le dernier numéro de Neuilly Promenade traitait de la liaison souterraine
entre les réseaux d’autoroutes dans Bâle. Allons maintenant
un peu plus loin. La ville de Tokyo est en train de boucler un périphérique
en souterrain sur plusieurs kilomètres de long. La figure ci-dessus
pourrait presque être le logo de notre association. Il ne manque
que l’Arc de Triomphe ou la Grande Arche dans la perspective.
Ce qui est particulièrement intéressant dans ce projet,
c’est le programme de filtration des gaz, par des « usines
de traitement » réparties sur la longueur de l’ouvrage
avec des rendements annoncés très prometteurs. Si l’image
est plutôt symbolique, les rendements de filtration annoncés
n’en sont pas moins prometteurs. Les oxydes d’azote y seraient
traités à 90 % et les particules à 80 %. Nous avons
présentés
ces données lors du Débat – particulièrement
dans notre
« cahier d’acteur » – et espérons que la
DDE va se renseigner plus avant sur le procédé mis en œuvre
et l’appliquer à notre ouvrage. Voilà qui lèverait
bien des inquiétudes au voisinage de la (ou des) cheminée(s)
d’extraction.
Rien n’est figé, avançons !
Parmi les briseurs d’espoir, on a vu s’acharner et se répandre
dans la presse des détracteurs de notre projet qui n’habitent
pas Neuilly, ou n’ont pas de souci pour se garer, soit qu’ils
n’aient pas de voiture, soit qu’ils possèdent un garage
privé. Ouvrir des promenades partout et supprimer parkings semble
être la bonne solution pour certains. Bien sûr, quand on n’est
plus dans la vie active, la place de la voiture et les déplacements
quotidiens obligatoires deviennent accessoires... “Faisons un pas
en arrière et les problèmes d’aujourd’hui disparaissent.”
Il ne faut quand même pas trop rêver ! Il faut vivre avec
le temps d’aujourd’hui. La voiture y est omni présente
et il est difficile de croire qu’elle disparaisse sous peu. Il faut
faire avec.
Nous, MSM, proposons en même temps de satisfaire les deux nécessités
: les voitures (mais en souterrain) et les promenades (en surface) ! Où
est le problème ? Il n’y a que des solutions ! Aujourd’hui
rien n’est figé techniquement et nous devons avancer et mobiliser
notre énergie pour faire face au fléau existant des embouteillages
qui concerne et bloque la population active qui fait tourner l’économie
et donc notre société ! Bien sûr, il faut également
développer les transports en commun, mais n’oublions pas
qu’il existe déjà un réseau très dense
sur cette axe et les études ont démontré qu’il
est difficile de faire beaucoup mieux.
Autour de Paris, de multiples exemples de tunnels existent comme dans
tout le pays sans oublier les nations proches ou lointaines. Avançons,
soyons inventifs et modernes tout en respectant l’environnement
pour que les générations suivantes puissent nous dire :
heureusement ils étaient là et ils ont osé ! Que
ferions-nous aujourd’hui sans notre métro parisien ? Heureusement,
les ingénieurs étaient là et les problèmes
qui semblaient à l’époque démesurés
ont été balayés par le courage des hommes et des
femmes qui ont osé défendre ces projets et qui ont osé
creuser sous l’agglomération des tunnels interminables bien
plus compliqués que le notre avec des moyens techniques bien moindres.
Notre projet comparé au défi de l’époque semble
bien petit.
L’utilité et la qualité de la vie de tous y gagneront
rapidement. Huit ans de chantier, c’est peut-être long pour
certains et surtout pour les Neuilléens. On entend dire qu’il
s’agit d’un projet de riches qui ne concerne que les Neuilléens.
On oublie que c’est le contraire : le tunnel est surtout destiné
aux non-neuilléens ! Pour les gens actifs qui viennent d’ailleurs
et qui doivent transiter par Neuilly pour se rendre à leur travail.
Les feux de l’avenue actuelle, nécessaires pour permettre
aux Neuilléens de traverser, sont un vrai fléau polluant
et dangereux. Un trafic fluide sans feux le serait moins. Le trafic transitoire
ne sera pas plus dense et peut-être pas beaucoup plus rapide mais
certainement plus sûr, moins gêné et donc moins gênant.
Huit ans consacrés aujourd’hui donnant un confort assuré
aux générations suivantes. Cela semble bien peu dans une
vie entière et cela vaut largement le coup.
L’aspect financier est certes important. Mais au regard de l’envergure
du projet, il reste dans les normes. Faisons le maximum pour bien cerner
l’ensemble et trouvons les solutions les mieux adaptées.
Lors de la consultation, certains aménagements ont été
discutés. Les « pour » et les
« contre » avançaient des arguments positifs et négatifs.
Trouvons la solution qui convient au mieux. Elle existe. Cela semble évident.
Depuis quelques années, nous avons fait un pas gigantesque dans
la bonne direction. Ce ne sont pas quelques remarques déstabilisantes
qui feront abandonner le projet. Au contraire : analysons ces critiques
pour mieux cerner l’ensemble.
Transformons les critiques négatives en apports positifs. N’oublions
jamais notre objectif : il est primordial d’enfouir la RN13. Prenons
en compte ce qui a été dit lors du débat et faisons
la synthèse pour construire un projet idéal, mais pas idéaliste.
Un projet réaliste et financièrement réalisable.
Cela est possible, MSM en est convaincue ! Continuons pour que demain
on puisse dire : “Ils ont osé et ils l’ont fait ! Merci
!” F.P.
En bref : la séance de clôture du Débat
Public
Le Théâtre de Neuilly était presque plein, Parmi les
personnalités on notait la présence de M. Michel Bart, le
nouveau
préfet des Hauts-de-Seine, M. Roger
Karoutchi, sénateur, président de groupe au Conseil Régional,
notre maire, M. Louis-Charles Bary, et M. Jean Guillot, Directeur de la
DDE 92.
Le calendrier annoncé par M. Roland Peylet, Président de
la Commission Particulière du Débat Public est le suivant
:
- 5 juillet, remise du rapport de la CPDP à la Commission Nationale,
- 15 juillet, remise au Ministre de l’Equipement et des Transports,
et conférence de presse
- fin octobre, décision du Ministre,
les conclusions du Débat n’étant qu’un élément
parmi d’autres.
Que devrions nous retrouver dans la synthèse ?
- L’opportunité de l’enfouissement majoritairement
reconnue mais aussi les désaccords et les doutes sur le degré
de priorité.
- Les caractéristiques de l’ouvrage proposé, et les
« variantes » évoquées, le gabarit, les rampes
d’accès, la gestion pendant les travaux.
- Les informations complémentaires à réunir sur le
coût réel, le traitement de l’air vicié, les
entrées / sorties, le délestage du trafic, la position des
collectivités territoriales voisines et surtout de la Région,
notoirement absente du Débat.
Les thèmes qui devraient être abordés dans le rapport
- Le trafic, les interfaces avec Paris et La Défense, les contre-allées,
raccordements.
- L’ouvrage d’art, son dimensionnement.
- La sécurité dans l’ouvrage.
- L’environnement, le bruit résiduel, le traitement de l’air.
-n Les déviations, nécessitant une meilleure coordination
avec les communes voisines et la Préfecture de Police.
- L’urbanisme en surface, l’attractivité de la réalisation
projetée.
- Le financement et l’éventuelle procédure d’exception
pour un projet exceptionnel.
Patientons jusqu’au fin octobre 2006.
La fin d’un beau métier
Nous avons retrouvé dans nos archives la lettre suivante datée
de la fin des années 90, signée d’un enfant appelé
Rototo : « Quand je serai grand, je veux aider les gens à
traverser la gigantesque autoroute qui traverse ma ville. J’ai un
copain qui veut être pilote d’essais ; moi aussi j’aurai
une casquette et j’exercerai un métier à risques.
Je me tiendrai sur l’Avenue et les gens, ils me donneront des sous
ou un ticket pour que je les assiste quand ils veulent passer d’un
côté à l’autre. Même qu’ils pourront
acheter des carnets de tickets de passage par Internet. » (Les jeunes
de cette époque là étaient déjà très
habiles dans l’usage de ce média aujourd’hui si familier
!).
A notre connaissance, après de brillantes études secondaires
au Lycée Pasteur, Rototo a intégré l’ENSTA
(Ecole Nationale Supérieure des Traverseurs d’Avenue), option
« RN13 -CdG », la plus dure. Il a effectué plusieurs
stages (Tokyo, Los Angelès, connus pour leur fort trafic) et, à
sa demande, a été affecté au poste le plus prestigieux,
l’Autoroute Charles-de-Gaulle de Neuilly, où il a exercé
quelques temps son périlleux métier.
Après la couverture de l’Avenue, et ne voulant pas quitter
sa chère ville, il s’est retrouvé au chômage
technique. Aux dernières nouvelles, Rototo suit un stage de reconversion
pour s’occuper des espaces verts de l’esplanade Neuilly Promenade
La Rédaction, 1er avril 2020
Responsable de la publication : Roger Francey
– Rédacteur en chef : Dominique Eudes – Maquette :
FKP
|