|
Mise à jour
10 juin 2007
|
Voir le texte
en clair


Le bout du tunnel - 12ème épisode
Un jour de l’an 2000, le 3 mars, notre espoir a soudain fait un
pas décisif vers la réalité en devenant un projet
estampillé officiel. Au commencement de ce réveil des pouvoirs
publics il y eut la Région Ile-de-France et le Conseil Général
des Hauts-de-Seine. Quelque peu chatouillées par la manifestation
historique de MSM bloquant la circulation de la RN 13 le 26 janvier 2000
à l’heure de pointe, ces deux instances ont alors inscrit
dans le contrat de plan Etat Région un budget de 12 millions d
(répartis entre Etat, Région et Département) pour
couvrir les frais d’étude du futur enfouissement et éventuellement
assurer le financement des premiers travaux. Ce contrat passé pour
six années, c’est à dire valable jusqu’en mars
2006, déborde donc sur les mandats des élus à l’Assemblée
Régionale issus des urnes des 21 et 28 mars dernier et du Conseil
Général partiellement renouvelé à cette même
date. La continuité est ainsi garantie par les institutions dans
un paysage qui, pour nous, a été moins bouleversé
qu’ailleurs par la tempête du dernier scrutin puisque en Ile-de-France,
Jean-Paul Huchon a été reconduit à la présidence
de la Région tandis que la direction du Conseil Général
a vu le relais passer de Charles Pasqua à Nicolas Sarkozy.
La continuité, pour MSM, c’est l’urgence de mener à
terme les interminables études préalables, préliminaires
et autres atermoiements qui sont loin d’avoir épuisé
les sommes allouées, c’est de prévoir l’affectation
des crédits non dépensées à la mise en œuvre
effective de l’enfouissement et c’est bien sûr de voter
le budget définitif des travaux. Pour ce qui est de notre action
enfin, la constance ce sera de maintenir la pression pour que le scandale
de cette balafre autoroutière qui offense notre ville ne reste
pas, lui, inscrit dans sa révoltante continuité.
Dominique Eudes
MSM jusqu’au bout ! (La lettre du Président)
C’était au temps béni de la période pré-électorale.
MSM n’avait pas spécifiquement interrogé les candidats,
qui, à l’affût de nos voix, auraient fait toutes les
promesses du monde. Pour notre assemblée générale,
nous avions invité une personnalité, que
dis-je, LA personnalité qui a été la plus déterminante
au début de notre action, Monsieur Nicolas Sarkozy. Grâce
aux efforts des plus actifs des membres de MSM, à nos relances,
à une distribution importante de tracts, et à votre détermination,
nous avons pu offrir à notre ministre vedette, un théâtre
de Neuilly bien rempli. Nous vous en remercions. Monsieur Sarkozy nous
avait réservé 10 minutes dans un emploi du temps très
chargé, il nous a fait le plaisir de rester 40 minutes. Lors de
son intervention, il a d’abord rappelé la bataille livrée
par la Municipalité vers 1985 pour obtenir la couverture du carrefour
Madrid Château. Monsieur Sarkozy a rappelé sa « volonté
inébranlable » de poursuivre l’enfouissement, et ce,
malgré le contexte financier actuel. Il a rappelé les caractéristiques
essentielles du projet et a insisté sur la nécessité
de poursuivre les études et d’affiner les montants requis,
avant d’entamer des discussions sur le financement.
La saisine de la Commission Nationale du Débat Public est pour
lui le signe de l’engagement du Gouvernement. Les année 2004
et 2005 seront donc décisives, et le démarrage des travaux
est évoqué pour 2007.
Avant son départ et la discussion positive avec la salle, menée
par notre Maire, Monsieur Louis-Charles Bary, Monsieur Sarkozy a conclu
que le projet avait beaucoup progressé, en partie grâce à
l’aide de l’association, dont il a apprécié
le soutien.
C’est sur ce dernier point que je me permets d’insister. Malgré
toutes les promesses, les avancées, même les plus modestes
ne sont possibles que si nous affichons notre volonté de faire
aboutir le projet. Nos hommes politiques, si influents soient-ils, doivent
se sentir soutenus par une opinion publique, manifestée en particulier
par MSM. Encore une fois, et vous n’avez pas fini de m’entendre
sur ce sujet, nous comptons sur vous tous et vous en remercions.
Restons nombreux et vigilants, comme nous l’avons été
pendant notre assemblée générale.
Roger Francey
Comme à La Plaine Saint Denis ?
Non, il ne s'agit pas de la partie couverte de l'Avenue, ni d'une maquette,
ni d'une synthèse sur ordinateur. Selon le sens de la prise de
vue, l'Arc de Triomphe ou l'Arche et les tours de la Défense manquent
dans la perspective!
Il s'agit d’une photo de la couverture de l'A1 à la Plaine
Saint Denis !
Et pendant ce temps, Neuilly attend toujours !
Les coûts du projet : tout est relatif.
Il est quelquefois commode d’avoir des repères quand on manipule
des grands nombres. Ainsi pour situer le coût du
projet d’enfouissement (s’élevant à 500 ME)
qui, rappelons-le sera à la charge de l’Etat, de la Région
et du Département, on peut citer dans l’actualité
récente l’affaire « Executive Life », la moitié
de la somme que EDF a soustrait aux impôts sur les sociétés,
aux dires de Bruxelles ou le budget annuel de son comité d’entreprise,
le 16ème des détournements dans le scandale Parmalat ou
encore le montant des prêts non remboursés par Bull à
l’Etat,
le montant des impôts directs payés par les habitants de
Neuilly sur une seule année
fiscale, alors que l’amortissement d’un tel projet pourrait
se faire sur 40 ans… Et aux dernières enchères une
demi-douzaine de Picasso de la période rose.
30 km/h sur les contre allées…
Mea-culpa, mais même pendant notre assemblée générale,
personne ne semblait avoir l’information exacte. Agissant de mémoire,
nous avons cru que la vitesse était limitée à 30
km/h sur les contre-allées. Hélas, il n’en est rien,
Une de nos adhérentes a cherché en vain les panneaux «
30 », ils ont disparu depuis des années, la vitesse autorisée
est en fait de 50 km/h. Comme l’avait montré le pointage
effectué par la DDE en 2001, les voies des contre-allées
comptent comme des voies supplémentaires des voies centrales !
Ceci dit, l’idée est désormais lancée ! Une
limitation à 30 km/h sur les contre-allées semblerait une
mesure raisonnable.
Ils ont dit :
Charles Pasqua :
« J’insiste sur les grands projets que je souhaite voir aboutir,
à commencer par l’enfouissement total de l’avenue Charles
de Gaulle, un non sens urbanistique … ».
Nicolas Sarkozy :
« Je vous assure qu’on avance. Vous pouvez considérer
que l’affaire se fera ».
Et encore, parlant du Conseil Général :
« … c’est lui qui participera au financement de la nécessaire
poursuite de la couverture de l’Avenue… ».
Jean-Paul Huchon :
« Ensemble, nous lutterons contre les bruits et les pollutions,
pour des villes sans nuisances et des espaces naturels reconquis. L’Ile
de France sera « la première éco-région d’Europe,
pour sa qualité de vie, la santé de ses habitants, la préservation
de l’intérêt des générations futures
».
André Santini a cité dans la lutte contre les bruits….
« La couverture de l’Avenue Charles de Gaulle à Neuilly
».
Bernard Lehideux (oralement au président de MSM) :
« Si ce n’était pas à Neuilly, ça aurait
été fait depuis longtemps ! ».
A la manière de Georges Pérec LA DISPARITION*
*Pour des lecteurs non avertis, c’est la lettre E qui a disparu
du texte.
Un soir, un individu sympa voulut du pain frais, du jambon, du bon vin,
lait, yaourts, blinis, tarama, fruits (abricots, raisin muscat), biscuits
ou flans au chocolat. Oui, mais où avoir tout ça ? La maison,
son habitation au flanc sud, un magasin (Monoprix) au flan nord du glacis
qu’il fallait franchir, un vrai trou noir à parcourir. Mon
avis naïf sur ça : un pari hardi, un coup d’un dispositif
tournant dans un casino à Moscou, la loi d’un hasard fatal,
sans aucun futur, pas un vrai choix humain.
Mais pourquoi donc bondir aux achats ? Il courut pourtant d’un pas
vif ! Paf !… Zut, zut, zut, trois fois zut ! … Franchissant
un trottoir gluant, il sauta, glissa, tomba sur un macadam noirci par
un flot jamais tari d’autos, camions, autocars, taxis, motos, autobus,
un trafic colossal, tonnant, tonitruant, assourdissant.
Soudain on ouït un bruit mat, un cri aigu, puis motus ! Un char (un
nom compris au Canada) passa sur son corps, un char, puis trois, puis
cinq, six, huit, dix, vingt, dans un flux bruyant, malodorant, toujours
continu. Son sang coula sur un sol rougissant. Il mourut, lourd tribut
à la circulation auto. Son corps fut aplati autant qu’un
plat armoricain au sarrasin. Angoissant mais banal !
Ainsi disparut un ami pour Maillot Sablons Madrid, qui habitait non loin
d’ici dans un district voisin du Bois…
Aujourd’hui, nous lui souhaitons tous la paix au paradis divin.
Ainsi soit-il !
Francy
|