|
Mise à jour
10 juin 2007
|
Voir le texte
en clair



Le bout du tunnel - 11ème épisode
Le bout du tunnel (11ème épisode)
Mesdames et Messieurs les candidats parlez-nous de l’enfouissement
de l’avenue Charles de Gaulle ! S’il ne s’agit pas vraiment
d’une cause nationale, qui pourrait dire que le combat mené
par MSM contre le viol du tissu urbain par un monstre autoroutier ne mérite
pas d’être placé au cœur de vos préoccupations
et d’agiter les débats à la veille des prochaines
élections régionales ? Le 28 mars, au soir du deuxième
tour, tout le monde se demandera, bien sûr, si le verdict des urnes
déborde le cadre de l’Ile de France mais il ne faudra surtout
pas oublier que le véritable enjeu du scrutin est le fonctionnement
et l’équipement de la Région. Et les solutions envisagées
pour mettre fin au scandale de la RN 13 relèvent, incontestablement
et au premier chef, de ce domaine. C’est la Région qui a
accordé la plus grande part du budget, à peine entamé
il est vrai, destiné à financer les recherches préliminaires,
et c’est elle, en association avec l’Etat, qui devra assurer
le plus gros du financement des travaux. Voilà en quoi, indépendamment
des options politiques de chacun, nous sommes concernés par ces
élections et pourquoi tous les candidats doivent se sentir concernés
par l’appel de MSM.
Lors d’un sondage réalisé sur la place du Marché
et dont, faute de place, nous n’avons publié dans notre dernier
numéro qu’une partie des résultats, nous posions la
question : « Si la RN 13 traversait une autre commune que Neuilly,
les travaux d’enfouissement seraient-ils déjà réalisés
? ». 63% des personnes interrogées ont répondu par
l’affirmative. C’est contre cette triste image de notre ville
dans l’esprit même de ses habitants que nous resterons mobilisés.
A la question suivante : « Que penseriez vous si l’Etat et
la Région Ile de France n’assuraient pas le financement des
travaux ? », 52% répondaient qu’elles seraient indignées,
20% qu’elles seraient mécontentes, et 23% déçues.
5% seulement resteraient indifférentes. Finalement les Neuilléens
ne sont ni résignés ni fatalistes. Nous continuerons à
y être pour quelque chose.
Dominique Eudes
Nos vœux pour 2004
2004 s’annonce pour nous comme une année charnière.
Des élections régionales, cantonales, européennes
vont dessiner la toile de fond politique de notre action et de nos espoirs.
La Commission Nationale du Débat Public, qui a été
saisie de notre problème, lui donne une dimension nationale.
Nous sommes enfin passés des études préalables aux
études préliminaires et une équipe spéciale
a été constituée à la DDE pour faire avancer
notre dossier. On peut donc attendre une accélération des
préparatifs.
Le Conseil Municipal a voté un budget d’études pour
les installations de surface, ce qui est une réjouissante anticipation.
Reste à espérer que l’ensemble du monde politique
convaincu par la justesse de notre cause amorce enfin une ébauche
de solution pour le financement global du projet. C’est dans ce
contexte incertain mais chargé de promesses que nous adressons
à nos adhérents fidèles et à nos lecteurs,
les vœux les plus sincères du Conseil d’Administration
de MSM.
Roger Francey
L’OPERATION RADAR du 16 décembre 2003
S’inquiétant du fait que les études avaient peu avancé
pendant l’année 2003, MSM a lancé une opération
de communication, le 16 décembre 2003. Deux radars fictifs ont
été placés sur les terre-pleins, pour faire ralentir
les véhicules circulant sur « l’Autoroute » …
mais surtout pour rappeler au monde politique que l’association
maintenait la pression et demandait l’accélération
du processus. Des membres de l’association ont joué aux faux
contrôleurs, avec jumelles et flashes, de midi à treize heures,
puis les pseudo radars sont restés « autonomes ». Les
retombées médiatiques ont été à la
hauteur : un communiqué de l’AFP, une mention à la
chaîne radio France Info, des interviews par Europe 1, RMC Info
et surtout une pleine page dans les informations régionales du
Parisien. Quant à une interview avec LCI, elle a dû être
annulée en dernière minute, les radars fictifs ayant, entre
temps, été dérobés après trois heures
de bons et loyaux services, soit par un automobiliste mécontent,
soit au contraire par un passant qui souhaite l’installer devant
chez lui pour dormir tranquille ? Aux dernières nouvelles, ils
seraient entre de bonnes mains.
Deux avancées concrètes
Lors de la séance du Conseil Municipal du 18 décembre, deux
bonnes nouvelles ont été annoncées par notre Maire,
Louis-Charles Bary. Tout d'abord le Ministre des transports, M. de Robien,
a saisi par écrit la Commission Nationale du Débat Public
(CNDP) sur le projet d'enfouissement de la RN13 à Neuilly. Début
2004, la CNDP, autorité indépendante (voir l'interview d'un
de ses membres dans notre numéro 10) dira quelle suite elle entend
donner à cette saisine.
Nous pouvons anticiper qu'elle décidera de traiter ce dossier et
donc que le débat public préalable à tout grand projet
devrait avoir lieu au cours de l'année 2004. Au delà de
cette large concertation, la mission confiée par la CNDP
par le Ministère des transports signifie que l'Etat reconnaît
le caractère national de ce projet et rejoint le Conseil Régional
d'Ile-de-France pour assurer son pilotage.
Ensuite le Conseil Municipal a voté une résolution engageant
un bureau d'études afin d’aider la Ville à élaborer
les premières propositions d'aménagement de la dalle de
couverture du futur souterrain. La dépense engagée par la
Ville est de 17 796 euros. Cette étude permettra également
de présenter lors du débat public le projet complet (tunnel
+ aménagements de surface).
Hasard de calendrier, ce même 18 décembre, le gouvernement
se réunissait en Comité Interministériel d'Aménagement
et de Développement du Territoire (CIADT) pour entériner
une liste de 50 projets d'infrastructures prioritaires. L'enfouissement
de la RN 13 à Neuilly n'y figure pas. Il est vrai que ce CIADT
a complètement occulté Paris et sa région puisque
aucun des 16 projets intéressant l’Ile-de-France et analysés
dans le rapport préparatoire n'a fait l'objet d'une décision
gouvernementale. Aussi, même si la tenue du grand débat public
en 2004 et l’étude par la Ville des aménagements représentent
des réels progrès que nous devons saluer, il
ne faut pas oublier que le plan de financement des travaux n'est pas encore
établi.
Eric Schindler
A propos de péages
Un vrai casse-tête
Certains parlent de financement par péage. Nos spécialistes
du financement ont fait le calcul suivant :
Si le projet coûte 500 millions d’Euros et qu’il faille
l’amortir sur 20 ans, à 10% d’intérêt,
la redevance à payer est d’environ 160 000 euros par jour.
Comme c’est pratique, il passe 160 000 véhicules par jour
! Rajoutons les marges d’exploitation, de maintenance, il ne reste
plus qu’à percevoir entre 1,5 ou 2 Euros par passage de véhicule
! Malheureusement, ce n’est pas si simple. Si l’avenue est
peu fréquentée, aux heures creuses ou la nuit, pourquoi
passerait-on par un souterrain payant ? C’est tellement plus amusant
de gêner les riverains… Pourquoi un automobiliste qui apercevrait
l’avenue dégagée depuis la Porte Maillot plongerait-il
dans la voirie à péage ? Et même si le paiement se
fait sans arrêt à une barrière de péage, par
relevé des plaques minéralogiques ou par tout autre moyen
d’abonnement, comment courir après les resquilleurs, et comment
s’assurer que la quasi-totalité des usagers en transit passe
par le souterrain et non par les voies de surface résiduelles ?
L’avenue n’est pas dans la même configuration que l’A14
par exemple, où le péage permet aux usagers de gagner quelquefois
presque une heure de trajet.
Il ne s’agit pas d’aider des automobilistes aisés à
gagner cinq minutes de leur précieux temps, il s’agit de
reconfigurer notre ville !
Un péage, peut-être, mais certainement pas limité
à la RN 13 dans la traversée de Neuilly !
Pourquoi pas pour les piétons, pendant qu’on y est
?
« Elémentaire, mon cher Watson ! A qui profiteront le plus
l’enfouissement, les espaces aménagés et les équipements
de surface ? Aux piétons bien sûr ! Concluez vous-mêmes,
c’est donc l’usager piéton qui devrait payer chaque
traversée, un ticket de métro par exemple à chaque
fois, deux tickets pour s’asseoir sur un banc public, et 10 euros
pour admirer la magnifique perspective vers l’Arc de Triomphe ou
l’Arche de la Défense, avantage dont il avait été
privé durant des décennies pour cause de flot automobile…
On verra sur « l’Esplanade Charles de Gaulle » un fleurissement
de parcmètres à piétons, des contrôleurs de
vitesse pédestre. Rappelez-vous, my dear Watson, les chaisières
du jardin du Luxembourg, et celles encore en activité à
Saint James Park. Isn’t it a good idea! ”. Ce vieux Sherlock
Holmes est décidément incorrigible!
ZONE 30 SUR L’AVENUE !
30 km/h rue de Longchamp et rue des Huissiers : deux belles réussites
municipales pour la tranquillité pour les riverains ! La rue Madeleine
Michelis est en préparation. On doit aussi rappeler que la vitesse
sur les contre-allées de l’avenue est également limitée
à 30 km/h. Qui pourrait le croire à certaines heures et
sur certaines sections ? Faut-il là aussi installer des radars
? Nous ne demandons pas des aménagements floraux (c’est prématuré
!) mais en attendant, la Police Municipale pourrait se montrer plus vigilante.
Une initiative que les mères de famille et les personnes âgées
apprécieraient certainement. Ah ! si la vitesse sur l’avenue
était aussi limitée à 30 km/H. ! MSM serait alors
favorable à l’installation de parterres de fleurs.
DR
LE FIGARO DU 15 MARS 1973, 30 ANS DEJA !
Quelle était belle la page 32 du Figaro du 15 mars 1973 ! Avec
un beau schéma à l’appui, le « projet Vidal
» y était décrit dans toute sa splendeur et avec toutes
les espérances qu’il apportait :
Où sont passés « l’avenue-jardin » et
le « parc-route » ?
L’autoroute A14 était enfouie sous l’avenue, mais aussi
la RN13. Des parkings souterrains étaient prévus et deux
voies de surface subsistaient le long des immeubles. La dalle, aménagée
en jardins, se positionnait à hauteur du premier étage des
bâtiments, la liaison avec le Périphérique était
assurée en souterrain (c’est donc possible !).
« L’échangeur de la Porte Maillot, déjà
en cours de travaux, a été prévu pour satisfaire
les deux hypothèses initialement envisagées pour l’A14,
viaduc ou souterrain ». (On sait que l’hypothèse viaduc
est restée heureusement mort-née, grâce à M.
Achille Peretti). Les jardins se prolongeaient sur la dalle de la Défense,
sous forme de « fleur à deux composantes ». Quant aux
sous-titres de l’article, ils résumaient bien la problématique
:
Effacer la frontière, Insertion dans le site, Intégration
des éléments existants, etc.
Nous insistons bien : l’article est rédigé au futur,
pas au conditionnel. Et pourtant, 30 ans après, nous sommes toujours
à la case départ !
Un petit pas pour le « tortumètre
» : Du nouveau à la DDE
M. Régis Delabie a été nommé « Monsieur
RN 13 » au sein de la DDE des Hauts de Seine, cette désignation
marquant le passage des études préalables aux études
préliminaires. Sa mission exclusive est de s’occuper du dossier
de l’enfouissement. Ingénieur TPE, il a un « profil
» d’urbaniste. Il examinera donc le projet dans le sens où
nous l’espérons : la restructuration de la ville, réunifiée
autour d’un centre à recréer sur la future dalle de
l’avenue. Dans l’immédiat, M. Delabie doit préparer
l’appel d’offres qui sélectionnera le bureau d’études
chargé de l’impact socio-économique du projet, conformément
aux conclusions du rapport d’audit sur les grands projets d’infrastructure…
A moins que, en haut lieu, on reconnaisse qu’il s’agit tout
simplement de corriger un état de fait aberrant, ce qui éviterait
de nouvelles et interminables discussions.
MSM RECONNUE
« Considérant que les actions poursuivies par l’association
Maillot Sablons Madrid visent à améliorer les conditions
de vie des Neuilléens, cette association est agrée au titre
L-141-1 du code de l’Environnement dans un cadre communal. »
Cet arrêté préfectoral du 20 novembre 2003 conforte
ainsi notre association dans son action au service de nos concitoyens.
Une rencontre avec notre maire
Le 9 octobre 2003, Roger Francey notre président et Eric Schindler,
le fondateur de MSM, ont été reçus par M. Louis Charles
Bary, maire de Neuilly, en présence de M. Claude, Directeur Technique,
qui suit notre dossier auprès des responsables de la DDE. Les représentants
de MSM ont mentionné le problème préoccupant de l’enfouissement
du début de l’avenue qu’un des scénarios retenus
(le 5 : arrêt de la couverture juste après la place du Marché)
ne résout pas. La DDE n’a toujours pas fourni d’argumentaire
écrit sur les raisons d’adopter telle ou telle option. Comme
MSM, notre Maire veut avoir l’assurance que la situation au terme
des travaux sera en tout état de cause, meilleure qu’actuellement.
Bien que nos points de vue sur la rapidité des études ne
soient pas toujours concordants, M. Bary a remercié l’association
pour son action de catalyseur.
Il souhaite qu’elle se poursuive, surtout pour demander aux politiques
de trouver rapidement des solutions de financement pour le projet. Comme
aurait dit Joseph Prud- homme, « la clé du financement est
le nerf de la guerre ! »
La promenade des poètes
NOSTRADAMUS L’AVAIT PREVU
Grand Enfouisseur enfin terrassera
Moult mouvant seul au Couchant Capitale
Nouveau Lieu en Séquène calme retrouvera
Fi de terreurs et fureur infernale
Le décryptage de ce quatrain de Nostradamus avait jusqu’ici
résisté aux meilleurs spécialistes du grand devin.
Un de nos astucieux adhérents en est enfin venu à bout.
La solution était pourtant évidente. Dès lors qu’il
a pu interpréter les « mouvant seul » comme des «
automobiles » – engins que les connaissances de l’époque
ne permettaient pas de prédire – tout devenait limpide. Nouveau
Lieu en Séquène, c’est Neuilly sur Seine, le Couchant
Capitale désigne clairement l’Ouest de Paris et le Grand
Enfouisseur est bien sûr le souterrain que nous espérons.
Le quatrième vers se passe de commentaire. Nostradamus l’avait
donc prévu :
Un enfouissement du flot automobile
A la sortie Ouest de Paris
De Neuilly fera donc un endroit bien tranquille
Quand vacarme infernal et dangers sont taris
On aurait pu y penser plus tôt !
Malheureusement, Nostradamus ne délivre jamais les dates dans
ses célèbres Centuries. Nous espérons qu’un
lecteur, adepte d’ésotérisme et de numérologie,
saura nous éclairer sur cette préoccupante question …
Nostr’avenus
SENS DESSUS DESSOUS
Raymond Devos en aurait fait un sketch, un lecteur de Neuilly Promenade
une complainte.
Tirer la couverture à sous
Pour faire passer les voitures dessous
Il faut des sous
C'est pas une raison pour faire payer
Toutes les voitures qui vont passer
Il ne faut pas tirer la couverture à sous
Sinon personne passera dessous
Ils resteront tous dessus
Et tout le monde sera bien déçu
|