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Mise à jour
10 juin 2007
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M. Perben annonce la couverture de la RN 13, l'"autoroute urbaine"
de Neuilly-sur-Seine
Elle s'appelle "avenue" Charles-de-Gaulle, mais c'est une autoroute
urbaine. Elle coupe en deux Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) avec son
cortège de pollution et de nuisances. 160 000 voitures l'empruntent
chaque jour entre la porte Maillot et la Défense.
Lundi 9 octobre, le ministre des transports, Dominique Perben, a décidé
"le principe de la réalisation de la dénivellation
et de la couverture" de cette avenue, autrement appelée "RN
13".
Dominique Perben donne ainsi satisfaction à Nicolas Sarkozy, maire
de Neuilly de 1983 à 2002. "Ce n'est pas simplement un projet
neuilléen", avait déclaré le ministre de l'intérieur,
en février. "La RN 13 relie Paris à la Normandie, à
l'ouest de l'Ile-de-France et au plus grand centre d'affaires européen
: la Défense. C'est donc un projet stratégique national",
avait-il plaidé en ouverture des travaux de la commission particulière
du débat public, réunie de février à mai (Le
Monde du 19 mai).
Lors de ces débats, plusieurs associations locales s'étaient
élevées contre le "surdimensionnement" du tunnel
envisagé - deux fois trois voies - et contre son coût "pharaonique"
: près d'un milliard d'euros et au moins sept ans de travaux.
M. Sarkozy préconise un partenariat public-privé : une entreprise
prendrait en charge le coût du chantier. L'Etat et la région
rembourseraient les travaux sur le long terme.
"La priorité aujourd'hui pour l'Etat et la région,
ce devrait être d'abord la rénovation du RER D du RER B,
le dédoublement de la ligne 13 du métro parisien",
répond Jean-Paul Huchon, président (PS) de la région.
"Si la RN13 ne se situait pas à Neuilly, la décision
n'aurait sans doute pas été la même et elle n'aurait
pas été prise avec la même rapidité",
constate Denis Baupin, adjoint (Verts) chargé des transports à
la Mairie de Paris.
Dans sa décision, M. Perben reprend les arguments de M. Sarkozy
: "La RN13 est un des axes majeurs de l'Ouest parisien", écrit-il.
Il considère que le "bilan" du débat public a
montré "l'opportunité de l'amélioration"
de la RN13.
Compte tenu des nouvelles études techniques nécessaires,
le premier coup de pioche ne sera pas donné avant la présidentielle
de 2007.
Béatrice Jérôme
Article paru dans l'édition du 11.10.06
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