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Mise à jour
10 juin 2007
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oct 2007

Martinon: "J'y vais comme un outsider"
Propos recueillis par Marie QUENET
Le président l'a intronisé il y a deux semaines. David Martinon est désormais
le candidat de l'UMP pour les municipales à Neuilly. Le voilà en campagne
avec Arnaud Teullé, adjoint au maire actuel et conseiller à l'Elysée,
qui convoitait aussi le fauteuil. Mercredi, le tandem réunira ses troupes
à Neuilly pour lancer sept groupes thématiques, et sept autres groupes
par quartier qui travailleront sur le programme. Les Neuilléens, eux,
recevront une lettre au retour des vacances de la Toussaint.
David Martinon brigue la succession de Louis-Charles Bary à Neuilly. (Maxppp)
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Pour quelles raisons vous présentez-vous à la mairie de Neuilly ?
Je me présente à Neuilly parce que j'y vis. Je m'y suis installé à la
fin de l'été, dans le quartier Sainte-Foy. Certes, j'habite là depuis
beaucoup moins longtemps que d'autres. Mais la patrie qu'on adopte est-elle
moins belle que celle où l'on est né ? J'aime cette ville. J'apprécie
son cadre de vie, la gentillesse des Neuilléens et le profond respect
qu'ont les différentes communautés entre elles. J'aime aussi l'idée que
Neuilly est un refuge pour les gens entreprenants qui souhaitent protéger
leur famille. Enfin, j'ai envie de me rendre utile d'une autre manière
qu'en travaillant auprès du président de la République.
Le Président a préféré votre candidature à celle d'Arnaud Teullé...
Le choix du président de la République, c'est qu'Arnaud et moi nous fassions
un tandem. J'en suis ravi parce que, dans l'entourage du Président, Arnaud
est sans doute un de ceux dont je me sens le plus proche. J'aime son éthique.
Si nous parvenons à convaincre les Neuilléens, il sera premier adjoint.
En attendant, nous faisons campagne ensemble. Nous sommes complémentaires.
Il a une connaissance très intime de Neuilly. Moi, j'ai vocation à rassembler
le plus largement possible, et le fait que je sois un nouveau venu dans
le jeu politique neuilléen est très utile.
Que répondez-vous à ceux qui dénoncent votre parachutage ?
Je peux comprendre l'émoi de ceux qui ont travaillé avec Arnaud depuis
très longtemps. Je respecte cette fidélité. Mais, depuis ma venue avec
le président de la République, de nombreuses incompréhensions ont été
dissipées. Le jeune homme qui avait agité une banderole dans mon dos s'est
excusé. Et beaucoup de gens sont venus me dire que, passée l'émotion du
moment, ils étaient ravis qu'on fasse campagne ensemble.
Marielle de Sarnez, la numéro 2 du MoDem, juge que votre désignation
par Nicolas Sarkozy n'est pas très républicaine...
Je n'ai pas envie de polémiquer. Comment peut-on imaginer que celui qui
a été maire de Neuilly pendant dix-neuf ans, élu du conseil municipal
depuis 1977, qui s'est dévoué pour cette commune et à qui les Neuilléens
ont toujours été fidèles, se désintéresserait de sa ville? Il est tout
à fait normal que Nicolas Sarkozy s'intéresse à l'avenir de Neuilly. C'est
pour cela qu'il m'a accompagné. Et il ne s'interdit pas de revenir.
Dominique de Villepin s'est interrogé sur la compatibilité entre votre
candidature à la mairie et votre fonction de porte-parole de l'Elysée.
Comment comptez-vous concilier les deux?
Si je suis élu, je me consacrerai pleinement à Neuilly. Pour autant, après
discussion avec Nicolas Sarkozy, il apparaît que la ville a intérêt à
ce que je reste porte-parole du Président. Ce sera très utile pour la
gestion de dossiers comme le projet d'enfouissement de la RN 13. Cela
dit, je m'organiserai différemment. Le travail de porte-parole de l'Elysée
que je fais aujourd'hui seul, nous le ferons à trois (avec mon adjoint
Pierre-Jérôme Hénin et le directeur de la communication Franck Louvrier).
Enfin, même si je ne prétends pas me comparer à lui, quand Nicolas Sarkozy
était maire, il était également ministre du Budget, de la Communication
et porte-parole du gouvernement.
Un candidat divers-droite, Jean-Christophe Fromantin, postule déjà face
à vous. Certains parachutages ont échoué à Neuilly. Des inquiétudes ?
Ceux qui pensent que conquérir Neuilly est une tâche aisée ne connaissent
ni la ville ni les Neuilléens. Moi, j'y vais comme un outsider. Je commence
cette campagne avec la plus grande humilité. Je sais que les Neuilléens
vont m'observer avec attention, je n'ai pas le droit de décevoir.
Quelles seront vos trois mesures prioritaires ?
Nous avons déjà quelques idées, mais nous devons les confronter aux souhaits
des Neuilléens. Ce qui est sûr, c'est que nous ne lâcherons rien sur le
projet d'enfouissement de la RN 13. On ne changera pas Neuilly si on n'obtient
pas de transformer ce flot de voitures qui coupe la ville en deux en espace
de convivialité. Deuxièmement, il faut améliorer la prise en charge des
petits et l'offre de loisirs pour les jeunes. Pourquoi pas avec une école
de musique? Troisièmement, il faut trouver un moyen pour que les Neuilléens
bénéficient d'un système du type Vélib'. Les rues de Neuilly sont particulièrement
adaptées aux déplacements à vélo!
Est-ce normal qu'une ville aussi riche que Neuilly ne respecte pas la
loi SRU, qui impose 20% de logements sociaux?
Ici, le prix du foncier est très élevé. Malgré la détermination des municipalités
successives, il est forcément beaucoup plus difficile de faire du logement
social. Mais nous sommes confrontés à cette obligation légale, la future
équipe municipale devra donc y satisfaire dans la mesure du possible.
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